les expositions — 2020

Les Mauvaises herbes

Du 11 au 31 octobre 2020

Robert Filliou Öyvind Fahlström Camille Bryen John Cage George Brecht Raoul Hausmann Enrico Baj Roland Topor Panamarenko Ben Nicholson Jean Gorin Georges Ribemont-Dessaignes Jésus-Rafael Soto Aurélie Nemours Larry Bell

LES MAUVAISES HERBES

Camille Bryen, Robert Filliou, Öyvind Fahlström, Ben Nicholson, Jean Gorin, Merce Cunningham et John Cage, George Brecht, Raoul Hausmann, Georges Ribemont-Dessaignes, Enrico Baj, Jésus-Rafael Soto, Aurélie Nemours, Larry Bell, Roland Topor, Panamarenko et bien d’autres.

Exposition :
Du 11 au 31 octobre 2020
Vernissage :
le samedi 10 octobre de 14h à 19h.

Pour les agriculteurs et les jardiniers, une mauvaise herbe est une plante qui pousse dans un endroit sans y avoir été installée. Elles sont aussi appelées les adventices, du latin adventice et du verbe advenir « qui vient de l’extérieur ».
Les artistes présentés lors de cette exposition viennent eux aussi de l’extérieur, eux aussi se sont mis à pousser ici même, sans y avoir été invité.
Considéré comme nuisible à la production agricole, les adventices peuvent aussi être bénéfique.
Les adventices adoptent une stratégie écologique du type rudéral, c’est-à-dire dans un espace involontairement modifié à cause de l’activité humaine (aires de stationnement, décombres, décharges, friches, trottoirs, pieds d’arbres, bords de chemins et de routes).
Il en a été ainsi lors du confinement, nous avons pu voir des plantes poussées les longs des trottoirs et aux pieds des arbres. Laissé en jachère depuis le confinement l’espace d’art immanence n’échappe pas à cette invasion de mauvaises herbes.

Ainsi des plantes ont fait leur apparition dans l’espace d’exposition. Des plantes ou plutôt des œuvres et des documents de : Camille Bryen, Robert Filliou, Öyvind Fahlström, Ben Nicholson, Jean Gorin, Merce Cunningham et John Cage, George Brecht, Raoul Hausmann, Georges Ribemont-Dessaignes, Enrico Baj, Jésus-Rafael Soto, Aurélie Nemours, Larry Bell, Roland Topor, Panamarenko et bien d’autres.
Tous ont profité d’un environnement riche en lumière et nutriment, un agroécosystème artistique. Caractérisées par un fort taux de croissance et une floraison précoce ces œuvres sont visibles à Immanence en octobre 2020. Elles possèdent toutes un fort investissement reproducteur, un grand nombre de petites graines possédant une capacité germinative sur une longue période, ce qui implique que toutes ces œuvres ont la capacité de produire une influence positive sur tous les visiteurs de l’exposition mais aussi sur tous les artistes qui de fait seront fortement influencés par cette présentation.