PROGRAMMATION 2007




























JARDINS D’AMIS 


Guy Allott, Caroline Bittermann, Christine Heidemann,

Isa Melsheimer,Thomas Ravens, Lisi Raskin, Petra Trenkel


du 25 mai au 28 juin 2007

vernissage le 24 juin


Cette exposition initiée par Caroline Bitterman présente une réaction en chaîne d’invitation d’artistes et de commissaires d’expositions internationaux. Invité par Cannelle Tanc et Frédéric Vincent (artistes, commissaires d’expositions et à l’initiative d’Immanence) l’artiste Caroline Bittermann à invité la commissaire d’exposition Christine Heidemann et l’artiste Isa Melsheimer. Isa Melsheimer à invité les artistes Petra Trenkel et Thomas Ravens, tandis que Christine Heidemann à invité les artistes Guy Allott et Lisi Raskin. Le titre de l’exposition se rapporte aux thèmes de prédilection des peintures de C.Bittermann, «les portraits d’amis», sujet qu’elle développe depuis de longues années et qui s’articule avec le sujet du jardin et de son histoire. L’exposition présentera un ensemble d’œuvres autour de notre rapport entre la nature et la culture. Une nature construite et agencée par des processus culturels.

Et plus particulièrement la manière dont le rêve d’une nature sauvage intacte, nous offre un sentiment de sécurité et de confort, face à la conscience d’une nature crée et menacée. L’exposition pose les questions: Comment le paysage est conçu et influencé par la technologie et l'architecture? Quelle forme artistique pourrait ouvrir un espace utopique?


Caroline Bittermann présente pour les "Jardins d'amis" une diversité choisie de "portraits" en "jardiniers de leurs propres mondes de désir”. Les portraits sont peints de profil à partir d’un questionnement de l’endroit idéal des models, interprétés librement à l'intérieur de la tête respective de chacun par l’artiste. L’ensemble des portraits sera présenté sur une peinture murale esquissant le profil de l’artiste. Cette fresque symbolise et représente pour l’artiste l’ aboutissement actuel de cette recherche. Mais aussi relie et apporte un regard ouvert sur l’ensemble des œuvres de "Jardins d'amis"


En 2004 Caroline Bittermann a peint pour la première fois le portrait d’Isa Melsheimer, au centre de son jardin se trouve en miniature la cathédrale d’Oscar Niemeyer, suite à son voyage à Brasilia. Isa Melsheimer réalise l’année suivante le dessin du siège du parti communiste de Niemeyer à Paris. Pour "Jardins d'amis", cette architecture se retrouve dessinée vue du ciel, comme en «vue d’oiseau» dans sa propre tête par Caroline Bittermann. L'hémisphère dessiné en blanc, symbole du parti communiste est remplacé par une vue aérienne de la cathédrale de Brasilia. Ce déplacement de sens relie les deux bâtiments et les deux artistes. Pour l’exposition Isa Melsheimer présente en réponse à Caroline Bittermann un ensemble de gouaches, illustrant le bâtiment de Niemeyer à Paris, surveillé par un aigle qui pourrait s’envoler à tout moment des toits de Paris au portrait peint.


Les relations complexes de l'homme vis-à-vis de la nature représentent un thème central pour la commissaire d’exposition Christine Heidemann. Sa contribution à cette exposition se compose d'un fichier comprenant des illustrations, des notes, des correspondances qui traitent de la relation entre la nature et la culture. Cette installation se présente comme un «cabinet de curiosité» reliant le microcosme et le macrocosme. Les images et les textes provenant en partie des archives de Christine Heidemann proposent une argumentation et une réflexion aux autres œuvres de l’exposition, permettant la possibilité d’une structure en rhizome au concept des «jardins d’amis»


Le travail de Lisi Raskins se concentre sur des espaces et des instruments scientifiques. À partir du travail des scientifiques, Lisi Raskins détourne le propos sérieux des recherches pour en proposer une vision humoristique. Elle propose une vision décalée des catastrophes scientifiques, pour mieux nous montrer la menace encourue. Dans le cadre des "Jardins d'amis" l’artiste montre son film "Nuclear Suite" (2005), qui représente une interprétation tout à fait singulière de Stanley Kubrick "2001 : A Space Odyssee" (1968) et pointe du doigt, la masculinité de cette conquête de l’infini.


Cette confrontation avec la technologie de l'astronautique se retrouve aussi dans les travaux de Guy Allott. Son travail présente l’immensité de l'univers en contraste avec des scènes de paysage inspiré de la peinture médiévale et de la Renaissance. Les astronefs semblent maladroits comme un commentaire ironique à l’impossibilité d’explorer, de comprendre le cosmos et la vie qu’il abrite. En même temps ces astronefs sont aussi le moyen de transporter nos rêves d’une nature et d’une transcendance ressenties comme perdus. Pour l’exposition, l’artiste nous rapproche un peu plus vers ces corps célestes, laissant migrer sur le mur une série de planètes peintes, vers lesquels les astronefs semblent s’envoler.


Petra Trenkel utilise la peinture et le dessin pour construire des situations urbaines. Les scénarios paraissent réalistes et parfois ils donnent même à reconnaître des bâtiments concrets et leurs alignements particuliers (par exemple à Londres, à Marfa au Texas) Chaque œuvre est à voir comme un travail en 3-d, visible comme un arrière-plan, composé de plusieurs plans, chacun possédant sa perspective propre, sans aucun point de fuite commun, se heurtant à une absence spatiale. Le dessin ainsi construit, cimente l’impression de notre mise à distance.


Les aquarelles récentes de Thomas Ravens examinent le topique "paysage" de manières différentes. Celui-ci n'est pas compris comme arrière-plan donné pour la civilisation humaine, mais comme structure symbolique complexe, dans laquelle des points de vue de l’espace se recouvrent et s’entrecoupent. Pour "Jardins d'amis",  des constellations fictives sont combinées avec des matériaux trouvés comme les projets d'architecture de Hadid, de Gehry à Abu Dabi ou à Las Vegas.




JARDINS D’AMIS 


Guy Allott, Caroline Bittermann, Christine Heidemann,

Isa Melsheimer,Thomas Ravens, Lisi Raskin, Petra Trenkel


From May 25 to June 23 2007

Opening, Thursday, May 24 at 6 p.m.


This exhibition initiated by Caroline Bittermann introduces a chain reaction of invitations of artists and international exhibition-curators. Invited by Cannelle Tanc and Frederic Vincent (artists and exhibition-curators on the initiative of Immanence) Caroline Bittermann invited the artist Isa Melsheimer and the exhibition-curator Christine Heidemann. Isa Melsheimer handed the invitation on to Petra Trenkel and Thomas Ravens, while Christine Heidemann passed it on to Guy Allott and Lisi Raskin. The title of the exhibition refers to a longterm-series of paintings by Caroline Bittermann which is articulated with the subject of the garden and its history. The exhibition will present an ensemble of works (wall-painting, painting, sculpture, drawing and video) dealing with our relationship with nature and culture.


Landscape and nature built and arranged by cultural processes is vitally important for all the works selected. And in particular, the way in which the dream of a wild and intact nature offers us a feeling of security and comfort, vis-à-vis the conscience of a nature that is constructed and threatened. The exhibition raises the questions: How is landscape conceived and influenced by technology and architecture? Which artistic form could open an utopian space? Caroline Bittermann has selected for "Jardins d'amis" a diversity of "portraits" of friends and other like-minded people as "gardeners of their own worlds of desire". The portraits are painted in profile based on a questioning about the ideal place of the models, which are freely interpreted by the artist inside the respective heads of each one.


All of the portraits will be presented on a mural painting outlining the artist's profile. This fresco collects all the answers given by the models to one big answer and represents for the artist the current result of the research, but also connects in different ways the works found in "Jardin d'amis".In 2004 Caroline Bittermann painted for the first time the portrait of Isa Melsheimer, a miniature of the cathedrale done by Oscar Niemeyer can be found in her garden, done after her trip to Brasilia. The following year, Isa Melsheimer drew the Communist party's headquarter in Paris, done by Niemeyer. For "Jardins d'amis", Caroline Bittermann draws this architecture from a bird’s eye view in Isa Melsheimer's head.

The white hemisphere, symbol of the Communist Party, is replaced by Brasilia's cathedral, also seen from above. This shift connects the two buildings and the two artists. For the exhibition and in response to Caroline Bittermann, Isa Melsheimer presents gouaches, illustrating the Niemeyer's building in Paris, watched by an eagle which could fly away at any moment, over the Paris roof-tops in the painted portrait. The complex relationship that man has towards nature is the main theme of exhibition-curator, Christine Heidemann. Her contribution to this exhibition is composed of a file including illustrations, notes, and correspondences, which deal with the relationship between nature and culture.

This installation is presented in the form of a "cabinet of curiosities" connecting microcosm and macrocosm. The images and  texts coming partly from Christine Heidemann's archives  propose a discussion and a reflection about the other works found in the exhibition, thus allowing the possibility of a rhizomic structure to the concept of "Jardins d'amis".The work of Lisi Raskins concentrates on scientific spaces and instruments. Starting from the work done by scientists, Lisi Raskins deviates from the serious subject of the researches in order to give a humorous vision of it. She proposes altered vision of scientific catastrophes, in order to give us a better vision of the threats that exist. Within the boundaries of "Jardins d'amis" the artist is showing her film, "Nuclear Suite" (2005), which represents a completely unique interpretation of Stanley Kubrick's "2001: A Space Odyssey "(1968) and points out the masculinity of this research of the infinite.

This confrontation with the technology of astronautics is also found in Guy Allot's work. His creations present the vastness of the universe in contrast with scenes of landscapes inspired by paintings from the Middle-Ages and from the Renaissance. The spacecrafts seem awkward, as if they were an ironic comment about the impossibility of exploring, and understanding the cosmos and the life that it shelters. At the same time these spacecrafts are also a way of transporting our dreams of a nature and a transcendence that is felt as lost. For the exhibition, the artist brings us a little closer to these celestial bodies, letting a series of painted planets migrate on the wall, towards which the spacecrafts seem to fly away.

Petra Trenkel uses painting and drawing to build urban situations. The scenarios appear realistic and sometimes we can even recognize real buildings and their particular alignments (for example in London, and in the city of Marfa in Texas) Each piece in 3-D should be seen as if it were behind a tainted glass, composed of several grounds, each one having its own perspective, without any common vanishing point, abruptly leading to a void. The paintings thus built, cement the impression of distance.

The recent watercolours by Thomas Ravens examine the topic "landscape" in different ways. This one is not seen as a background given to human civilization, but as a complex symbolic structure, in which points of views about space overlap and intersect. For "Jardins d'amis", fictitious constellations are combined with found materials, like in the architectural projects of Hadid, and of Gehry in Abu Dabi, or in Las Vegas.






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